Ce jeudi 1er février 2018, au Musée Fabre, se déroulait la Nocturne Étudiante “François Xavier n’est pas couché” et si vous n’y étiez pas, vous avez manqué une sacrée soirée !
Mes jeudis sont rarement aussi mouvementés. Sauf ceux passés à écouter les derniers débats d’actualité passionnants sur le droit de se faire importuner. Le musée était plein à craquer.

Un effort de groupe

La soirée tournait autour du thème des langages du corps.
Les activités ont été proposées et élaborées par les étudiants des universités de Montpellier : ICAP, ESMA, ITIC, Histoire de l’art, Valorisation du Patrimoine, Arts plastiques, Philosophie. Autant de filières présentes lors de cette soirée, aux côtés de l’école des Beaux- Arts, du BTS Tourisme du Cours Diderot, de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie, du Conservatoire, ainsi que du N.I.D Ballet Junior d’EPSEDANSE en représentation à l’entrée du musée. Le programme étant conséquent, je n’ai pas eu le plaisir de participer à tous les ateliers proposés.
Mais laissez-moi vous parler de ceux qui m’ont marquée pour vous donner une idée.

Des rencontres organiques

Mon dispositif coup de coeur de la soirée fut Mythique/ Meetic, pensé par les étudiants en Mise à Niveau En Arts Appliqués de l’ESMA. L’idée, ingénieuse et divertissante, reposait sur la rencontre de deux visiteurs devant un tableau et immortalisait le moment, tous deux vêtus des attributs des divinités représentées. Un autre dispositif pouvait être entrepris par les visiteurs en même temps que le premier : un parcours initiatique utilisant les indices QR codes à scanner à côté des tableaux. Le contexte de l’oeuvre nous était alors présenté sous forme légère et décomplexée, une sorte de SMS échangé entre les différentes divinités. Le dernier atelier, que je n’ai pas eu le temps de tester, consistait à guider son ou ses partenaires dans le musée depuis une salle isolée, et d’effectuer une chasse aux tableaux.

Crédit : Solange Faria Pereira

Quantité de stands étaient répartis dans l’enceinte du musée, proposant de prendre la pose, d’accroître ses connaissances en anatomie, d’assister à une consultation type ou encore de faire une expérience sensorielle.

L’éveil des sens

Depuis septembre, les étudiants du master ICAP Arômes et Parfums travaillent sur des parfums inspirés de tableaux du XVIIème siècle. Un surprenant mélange d’odeurs de tabac, de peau de bête et de sueur, nous projette immédiatement à l’intérieur du tableau. Une deuxième version, plus commode grâce à l’ajout de notes de jasmin, fut aussi élaborée pour le plaisir de nos narines offusquées.
Dans le but de reproduire le parfum d’un tableau représentant une femme au sein découvert, ils relevèrent le défi de trouver l’alliage parfait et de recréer le lait maternel. Un travail étonnant ! Nous pouvions y retrouver des notes aigres, de lait en poudre et même de peau de bébé.
La soirée s’acheva pour moi sur des notes plus sensuelles. Dans la grande galerie des colonnes, cinq élégantes figurent ornées d’un corset semblaient s’avancer vers moi, dotées d’une puissante énergie, se mouvant avec force et grâce. Merci aux danseurs d’EPSEDANSE pour cette fin de soirée mouvementée !

Crédit : Solange Faria Pereira

J’attire votre attention sur une autre carte blanche donnée à Grand Corps Malade par France Inter ce même jeudi 1 février, intitulée « le langage du corps » .

À l’occasion du dimanche de gratuité, le musée Fabre donnait à nouveau carte blanche aux étudiants ce premier dimanche de février. Les étudiants du Master Valorisation et Médiation des patrimoines de l’Université Paul Valéry, nous guidaient à travers l’exposition Alexandre Cabanel.

Crédits photo de couverture : Solange Faria Pereira

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