Avant de débuter la lecture, je tiens à préciser que ce dernier est dans le but d’informer et non de juger. La transsexualité, dont l’homosexualité, est un sujet qui est de plus en plus présent dans notre société, ce qui me pousse à en savoir plus et écrire un article dessus. C’est également un sujet de division dans notre société actuellement, par des désaccords religieux, un questionnement sur le genre ou encore le titre de parent « homme-femme » remis en cause par certaines personnes.

« l’esprit d’un homme dans le corps d’une femme »

Le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes : les femmes portent du rouge à lèvres et des talons, tandis que les hommes portent des pantalons et ont les cheveux courts. Alors que le sexe fait référence aux différences biologiques entre femmes et hommes : l’appareil génital masculin, féminin, la différence de taille, de musculature…
A priori, selon notre sexe, nous aurions alors un genre bien défini, qui sont nos manières de représenter la femme et l’homme, sous influence de notre propre société. Mais il y a un début de bouleversement dans nos sociétés à l’apparition du troisième sexe, ou troisième genre.

Les termes de troisième sexe ou de troisième genre qualifient soit un individu considéré comme n’étant ni homme ni femme, soit à la fois homme et femme, ou « neutre ». L’état de n’être ni homme ni femme peut faire référence au sexe biologique, au rôle traditionnel des sexes, à l’identité sexuelle ou à l’orientation sexuelle. Cela peut être une forme d’androgynie. Selon différentes cultures, le troisième sexe peut désigner un état intermédiaire entre l’homme et la femme ou une appartenance simultanée aux deux sexes (dans des expressions comme « l’esprit d’un homme dans le corps d’une femme ») : l’état de neutralité, la capacité à changer de sexe. Il existe une dernière catégorie où l’homme et la femme sont complètement séparés. Cette dernière interprétation est considérée comme la plus stricte. Le terme « troisième » est habituellement compris comme « autre ». Certains anthropologues et sociologues en ont décrit un quatrième, un cinquième voire plus…

« Mon apparence s’est masculinisée. C’était comme un viol constant »

Dans le magazine « Obs« , l’article datant du 14 Octobre 2015 parle justement d’un certain Monsieur « X » âgé de 64 ans, né ni garçon, ni fille. C’est un intersexué, ou appelé plus couramment un hermaphrodite. Il a été inscrit à l’état-civil comme homme, a reçu un prénom de garçon et a été élevé comme tel. C’est la première personne à avoir été déclarée de « sexe neutre » en France, suite à une décision du tribunal de grande instance de Tours.
Ceci arrive une fois sur 4.000, le scénario de la naissance déraille et apparaît un bébé dont personne ne sait s’il est un garçon ou une fille. Impossible alors de l’inscrire à l’état-civil, sauf à choisir arbitrairement. La case reste donc vide pendant un temps, ce qui peut durer jusqu’à trois ans en France. Ensuite, il faut choisir.
Mais l’aspect biologique du nouveau-né penche toujours vers un sexe dominant le corps, notamment par les hormones. Pour cela il faudra faire des recherches approfondies.

Le témoignage qui suit, illustre bien ces propos :
« En une semaine environ, les parents sont fixés. Louise, par exemple, est née « virilisée ». Elle était dotée de deux minuscules testicules et d’un pénis collé, « comme une boursouflure », nous racontait sa maman, en 2012. Génétiquement, Louise est de chromosomes sexuels « XX » (de filles) mais elle a reçu trop d’hormones mâles (testostérone) in utero et s’est donc mal développée. Elle a été opérée à l’âge de six mois, son appareil génital, féminisé. Et elle est élevée en fille. » L’expression « élevée en fille » montre bien que le genre se construit par l’éducation, et donc par la société. Si on élève un enfant en garçon sachant que c’est une fille, celle-ci se sentira homme, comme la phrase qui illustre bien ce propos écrit précédemment : « l’esprit d’un homme dans le corps d’une femme ». Monsieur « X » lui, n’a jamais été opéré. Mais il a dû prendre des hormones mâles vers l’âge de 35 ans, pour des raisons de santé. « Mon apparence s’est masculinisée. C’était comme un viol constant », raconte-t-il dans « 20 Minutes ».

Dans environ 10 % de ces anomalies, personne ne sait comment évoluera l’enfant. Que ce soit au niveau biologique (l’aspect du corps /sexe) ou au niveau mental (dans quel genre il se sentira le mieux). C’est l’hermaphrodisme. Et probablement le cas de ce monsieur « X » : « [A l’adolescence], je n’avais pas de barbe qui me poussait. Mes muscles ne se renforçaient pas. Je voyais bien que je n’étais pas un homme. En même temps, il m’était impossible de croire que j’allais devenir une femme. Je n’avais pas de seins, non plus. »

Au final, est-ce que les transsexuels sont concernés ?

Les transgenres, ou transsexuels, ne sont pas hermaphrodites. Ils sont nés dans le mauvais corps. Leur biologie (sexe) n’est pas en accord avec le genre dans lequel ils vivent. Mais tout comme les hermaphrodites, ils mènent un combat en commun, celui de changer les lois.
En France, les transsexuels peuvent changer d’état-civil, mais seulement s’ils ont fait une chirurgie de réassignation sexuelle. Concrètement : ils doivent être stérilisés. Les transgenres changent alors juste de case, passant d’ »homme » à « femme », ou l’inverse. Il n’existe pas de troisième case prévue pour eux.
A l’étranger, cette case existe d’ores et déjà dans certains pays, comme l’Argentine, le Népal, l’Inde, l’Australie, l’Allemagne. Elle a pour nom « troisième genre » ou « genre neutre », et elle est réservée ou aux transsexuels et aux hermaphrodites.
A nous de voir à présent, si oui ou non, l’existence, en France, d’un « troisième genre » est avérée…

Sources :

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20151014.OBS7663/sexe-neutre-le-troisieme-genre-enfin-reconnu-en-france.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(sciences_sociales)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_sexe

Image :

https://lejournal.cnrs.fr/dossiers/precieuses-etudes-de-genre

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