Député des Yvelines, conseiller régional d’Île de France mais également porte-parole du parti socialiste, l’ex ministre de François Hollande, Benoit Hamon, fait son tour de France pour convaincre les français qu’avec ses propositions il fera de nouveau « battre le cœur de la France ».

Corum Montpellier

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Salle comble ce mardi 10 janvier pour le candidat à la primaire de gauche Benoit Hamon qui est venu défendre son programme devant 1 millier de personnes. Accompagné entre autres de Mickael Delafosse, le président du groupe socialiste Montpellier et de Clare Hart, conseillère municipale de Montpellier, il a mené un discours combatif afin de convaincre les montpelliérains.

Soutenu par les jeunes socialistes et à l’aise devant son auditoire malgré une légère voix enrouée, Benoit Hamon a parlé de la France mais aussi de l’Europe. Regrettant la politique européenne menée envers l’accueil des migrants, il a estimé « qu’on aurait pu faire bien mieux » tout en remettant en cause les accords de Berlin.

« On peut négocier avec les banquiers mais avec la nature on ne peut pas »

Ex-ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la consommation sous la présidence de François Hollande, Benoit Hamon estime l’invasion de la technologie dans les métiers des services comme étant une bonne nouvelle « à condition de bien s’en servir ». Il profite aussi pour présenter son projet de revenu universel d’existence qu’il estime être « une révolution sociale majeur » pour les jeunes d’aujourd’hui.

Mais ce qui sera mis en avant tout au long de la soirée est sa conviction envers l’écologie. Le candidat pour la primaire de gauche tacle l’ex premier ministre Manuel Valls, regrettant que « sa main ait tremblé lors du déversement des boues rouges dans la méditerranée » et arrive à le faire huer lorsque ce dernier juge sa politique menant à une « société de farniente ». Alors qu’il a fait intervenir au tout début de son meeting, Thierry Salomon de l’association Négawatt, Benoit Hamon alerte l’opinion publique sur l’urgence écologique : « on peut négocier avec les banquiers mais avec la nature on ne le peut pas », s’inquiétant du futur que l’on laissera à nos futurs petits-enfants.

Benoit Hamon le sait, il n’est pas le favori des sondages et estime avoir une carrure « moins présidentiable » que les autres candidats, mais cela ne l’empêchera pas de terminer son meeting par une citation de Victor Hugo : « un lion qui copie un lion devient un singe. »

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