Je suis quelqu’un. Que je sois homo, bi, hétéro, trans. Et je resterai quelqu’un, quoique l’on dise.

Les étiquettes. Pas celles des tomates à Auchan. Les autres, celles des êtres humains.

N’est-ce pas incroyable de nous voir évoluer dans ce monde si imprévisible  ?
Au fond, ce ne sont pas quelques résolutions qui vont dépendre de nous. Il s’agit de vivre, tout simplement. Sans artifice ni complexité.

J’ai peur de l’avenir et de l’inconnu depuis toujours, ce n’est pas un fait nouveau. Mais plus le temps passe, et plus l’avenir devient déconcertant et imprévisible à mes yeux. Que faire  ? Où aller  ? Que dire  ?

Contre toute attente, j’ai aussi peur de découvrir ma véritable identité, ce qui se cache sous mon masque. J’ai peur de découvrir mes sentiments et mes responsabilités.

Mais il faut savoir vivre. Et puis comme dirait mon père :

«La vie est belle, les oiseaux gazouillent ».

Ces phrases, je les ai écrites l’année dernière sur un bout de papier. Je les ai trouvées appropriées pour introduire mon article aujourd’hui. Parce que j’ai quelque chose à vous dire.

Je n’aime pas les étiquettes.

Chaque être humain est unique, il a ses propres qualités, ses instincts, ses formes de plaisir. Cependant la société impose une manière d’agir collective, et les gens ne cessent de se demander pourquoi ils doivent se comporter ainsi. Paulo Coelho

J’aimerai vous parler de l’homosexualité.

Depuis le 18 Mai 2013, les couples homosexuels peuvent se marier en France. Il était temps. Le premier mariage homosexuel français a été célébré à Montpellier quelques temps après. Je me suis dit que la société avançait d’un pas, et que ça allait désormais être une grande réussite pour les couples homosexuels mais aussi pour tous.

J’ai vite déchanté.

Selon une étude internationale du Pew Research Center, le taux d’acceptation de l’homosexualité par les français a baissé de 6 points entre 2007 et 2013. Qu’en est-il en 2016 ?

La société semble plus ouverte qu’il y a quelques années, mais la minorité de personnes qui condamne l’homosexualité est devenue encore plus violente. Pierrette Piquemal, bénévole du Refuge.

On se dit plus ouverts, mais on assiste à une recrudescence d’agressions homophobes.

J’ai le souvenir de Clément et Aaron, un jeune couple qui a été victime de « violences volontaires en réunion et à caractère homophobe » à la sortie d’une boîte de nuit à Montpellier, fin 2015. La même ville où l’on célébrait le première mariage homosexuel en France. Ce couple a fait la Une des médias, on en a entendu parler partout et ils ont reçu une énorme vague de soutien, surtout sur les réseaux sociaux. Mais combien d’autres sont restés dans le silence ? Depuis 2011, les agressions homophobes ont augmenté de 40%. 40% putain, dans quel monde vivons-nous ?

J’ai mal au cœur. Mal au cœur quand j’entends une amie me dire qu’elle ne veut pas s’afficher dans la rue avec sa petite amie de peur de se faire agresser ou traiter de gouine. Nous sommes en 2016, mais les homophobes sont encore là, et le font savoir.

Tout le monde a le droit d’avoir son opinion sur le sujet, je ne le conteste pas. Vous avez le droit de ne pas être d’accord. Mais vous n’avez pas le droit d’empêcher quelqu’un de vivre normalement à cause de vos opinions. L’homophobie ou la transphobie au travail, dans le milieu scolaire ou ailleurs pousse parfois au suicide. Et ceci malgré les campagnes de sensibilisation des associations qui augmentent sur les écrans, notamment celles du Refuge, structure qui propose un hébergement temporaire et un accompagnement pour les jeunes majeurs victimes d’homophobie ou de transphobie. (http://www.le-refuge.org/)

Tout le monde a en tête l’attentat homophobe perpétré à Orlando, en Floride, il y a deux semaines, dans un bar gay où les gens se sentaient en sécurité. Où l’on se sentait libre d’aimer. Ces personnes là ne demandaient rien, elles étaient dans cet endroit pour s’amuser, comme tout le monde. Pour aimer, comme tout le monde.

De nos jours encore, nous faisons face à des extrémistes qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’amour. Je voudrais vous dire que l’amour ne connaît pas de frontières, mais c’est faux. Il y a bien et bel un barrage, des milliers d’obstacles, et une société qui a du mal à avancer.

Mais je voudrais aussi vous dire que parfois, des merveilleuses choses se passent quelque part dans le monde. A Tallahassee, en Floride, un couple lesbien a été nommé roi et reine d’un bal de promo. Jeudi 30 Juin, nous avons appris que les personnes transgenres ne seraient plus exclues de l’armée américaine. Et puis, aussi, de nombreuses personnes s’expriment sur les réseaux sociaux pour faire leur coming out, comme la chanteuse Cœur de Pirate récemment. (http://noisey.vice.com/en_ca/blog/coeur-de-pirate-orlando-pulse-shooting-essay)

Le 16 Juillet aura lieu la marche des diversités LGBT à Montpellier. Alors allons-y, prouvons que nous pouvons nous relever et continuer de marcher. Comme nous l’avons toujours fait. Soyez fiers de qui vous êtes. Vous êtes quelqu’un.

Je n’accepterai jamais les actes homophobes et les insultes gratuites, car tout le monde a le droit d’aimer. Ça ne devrait même pas être un droit. Mais une liberté. Une liberté d’aimer. Sachez le.

Mes chers amis , s’il y a une chose dont vous n’avez jamais douté , c’est que les sentiments ne se contrôlent pas . Sans cesse , on nous répète que l’on ne choisit pas sa famille . On nous apprend que l’on ne choisit pas ses amis , mais que ce sont eux qui nous choisissent . De la même manière que l’on ne choisit pas d’aimer le voisin d’en face ou bien d’être aimé par son meilleur ami , croyez moi , l’on ne choisit pas d’être attiré par une personne quelconque ou bien de se mettre à aimer les choux fleurs . L’on ne choisit pas d’être amoureux . Bien des gens s’en passeraient , s’ils le pouvaient .

Parce que tout est méandre et morosité dans cette dure société qui nous comprime , dans cette dure société qui prône l’amour et qui se permet d’en faire des préjugés et des normes contradictoires à la définition même de ce vaste terme qu’est l’amour . Dans cette dure société qui prône l’égalité , et qui se permet de juger les différentes personnes que nous sommes .

Certains d’entre vous ont un sourire et un regard amoureux à regarder le matin quand ils se réveillent , d’autres les cherchent encore .
Mais chacun d’entre vous sait bien qu’il s’agit d’un sentiment fragile et sacré qui ne se contrôle pas : l’amour .

Alors vous saurez aussi que l’on ne choisit pas forcément la personne qu’on aime , ou qu’on déteste . Tout comme on ne choisit pas de tomber amoureux , on ne choisit pas de qui on tombe amoureux . Parfois , c’est une personne qui nous ressemble , parfois non . Parfois c’est quelqu’un qu’on connait , parfois c’est une personne inconnue . Sachez une chose : on ne peut pas ignorer l’amour que l’on a pour quelqu’un  , tout comme on ne peut pas se forcer à aimer quelqu’un que l’on aime pas .

On dit qu’aimer est le sentiment le plus fort qui puisse exister . Alors vous ne m’en voudrez pas de vous dire que peu importe la personne que vous aimez , si vous l’aimez , rien d’autre n’est plus important . Alors vous ne m’en voudrez pas de vous dire que peu importe l’homme que j’aimerai , si je l’aimerai , rien ne sera plus important . Et vous ne m’en voudrez pas non plus de vous dire que peu importe la femme que j’aimerai , si je l’aimerai , rien ne sera plus important .

Comme le disaient si bien John Lennon ou les Beatles  : « All we need is love » .
Tout ce dont nous avons besoin , c’est de l’amour .

Crédits photo : www.weheartit.com

Crédits photo : www.weheartit.com

Laisser un commentaire