La rédaction de What’s UP Montpellier à décidé de traverser La Manche pour décrypter le succès médiatique de la Premier League anglaise. Quelle est la recette du championnat le plus populaire du monde ?

Ça y est, fini la Ligue 1 sur What’s UP Montpellier ! Puisque notre amour du football ne nous permettait plus de regarder un match de première division française sans piquer du nez, nous avons décidé de nous pencher du côté de nos voisins anglais qui proposent des affiches aussi tendues que spectaculaires tous les weekends.

Mais quels sont les ingrédients faisant de la Premier League anglaise le championnat le plus médiatisé d’Europe ?

Une mentalité

Parce que le football, c’est avant tout une question de mentalité et non d’argent, comme se tuent à répéter les dirigeants français depuis de nombreuses années. En effet, le championnat anglais se distingue par la gnaque dégagée par les 22 acteurs sur le terrain. Le règne du « fighting spirit » sévit sur les pelouses britanniques et renvoie l’image d’un sport élégant, engagé et spectaculaire qui plait énormément aux pays où le football n’est pas implanté dans la culture comme la Chine.

Souvenez vous de cette soirée de Mai 2012, apogée du « fighting spirit », lorsque Didier Drogba envoyait les blues de Chelsea en prolongation grâce à un coup de tête surpuissant dans la lucarne de Manuel Neuer en finale de Ligue des Champions. Incroyable !

C’est cette mentalité qui fait défaut à la Ligue 1, qui rend les matchs ennuyeux et qui fait fuir nos meilleurs espoirs à l’étranger tous les ans. Il suffit de porter attention aux discours des pépites françaises qui se sont exportées. A les croire, les entrainements seraient plus durs qu’en France, où tout est bien trop facile.

Une Culture

Parce que l’Angleterre, c’est le pays qui a inventé le foot. La culture du sport est ancrée dans la société. Les stades sont pleins, même dans les divisions inférieures et les pelouses sont coupées aux ciseaux. Parce que les infrastructures sont spectaculaires, à l’image des stades flambant neufs d’Arsenal et de Manchester City. Sans oublier Old Trafford l’antre des Red Devils ou Anfield, la mythique arène du Liverpool FC. Le territoire britannique est rempli de stades plus ou moins grands mais chacun a une âme qui crée l’atmosphère si particulière que l’on rencontre dans un stade anglais.

Alors, vous répondrez « Oui mais en France, on a des stades tout neufs mais il sont tous vides !». Et c’est là qu’on en vient à la culture. Peu importe les résultats, l’anglais va supporter son club, même s’il est bon dernier. A l’image d’Aston Villa, humilié 0-6 face à Liverpool cette après-midi. Là et la différence. Souvenez vous de ce stade — probablement le plus beau de France — qui sonne creux, un dimanche soir, en prime time sur Canal + face à un équipe bretonne commençant par un G, un match horrible. Le supporter anglais lui, face à un spectacle aussi pittoresque que celui proposé par l’Olympique de Marseille ce soir là, aurait mis une telle pression qu’on vous garantit que le joueur se serait rapidement remis à courir, croyez-le.

Il y a aussi cette notion d’amour pour le club qui rentre en compte chez le supporter. Ce supporter qui est prêt à aller chanter pour soutenir son équipe jusqu’en 4e division, comme les Glasgow Rangers. Qui pourrait en faire autant en France ? Saint-Etienne, Lens, Strasbourg… c’est tout. La Grande-Bretagne a la culture du ballon, la France a la culture de l’excuse.

L’argent

Ah oui ! L’argent, c’est devenu le sujet omniprésent de toutes les discussions de comptoir quand on parle de foot… « Oui mais ils ont un plus gros budget », machin.. Ce sont des conneries ! Regardez les résultats des clubs français en Europa League (C3, ex Coupe de l’UEFA). Le Slovan Liberec (Rép Tch.) qui bat l’Olympique de Marseille au Vélodrome 0-1, les Girondins de Bordeaux qui se font humilier par le FC Sion (Sui) à domicile.

Voilà deux exemples récents qui montrent dans une certaine limite — les extrêmes sont toujours dangereux— à quel point le football n’est pas une question de moyens, mais de mentalité.

Leicester, actuel leader de Premier League n’a déboursé que 30 millions d’euros pour constituer leur effectif. 30 millions c’est 1,5 Yoann Gourcuff, c’est 3 Yanga-MBiwa. Lyon en prend pour son grade mais la plupart des clubs français sont dans la même situation. C’est le spectacle qui amène l’argent et non l’inverse.

Alors oui, face à de telles incohérences dans le football français, nous avons décidé de nous intéresser à ce qui ce fait de mieux, le championnat d’Angleterre.

Et nous avons K-I-F-F-É, comme nous le faisons secrètement depuis plusieurs mois (années ? Nooooon..) devant le scénario incroyable d’Arsenal – Leicester (2-1) et le choc ManCity – Tottenham (1-2), un pur régal footballistique.

Si seulement nous pouvions voir ça en France, les stades seraient sans doute remplis…

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