Montpellier est une ville attractive et étudiante : pour l’année 2015, elle a été classée troisième meilleure ville étudiante de France, derrière Grenoble et Toulouse. What’s Up Montpellier s’est intéressé à une catégorie précise d’étudiants, les étrangers. Nous avons rencontré trois étudiants étrangers, une haïtienne, un thaïlandais et une malienne, qui vivent actuellement à Montpellier afin de passer leurs études. Nous vous proposons leurs récits, leurs aventures, bref un petit bout de leur vie à Montpellier !

Noemi Boisson, 21 ans, Haïti, Port-au-Prince

carte-haiti

Crédits photo : Google images

WUM : Présente-toi !

Je m’appelle Noemi Boisson, j’entame ma troisième année de Licence en Information et Communication à l’ITIC de Paul-Valéry et je suis en France depuis le 7 septembre 2012.

Comment est la vie en Haïti ?

En Haïti, pour pouvoir avoir une vie sociale, il faut avoir une voiture. La vie est chère, il y a de temps en temps des festivités mais cela dépend beaucoup de la sécurité, de la politique actuelle du pays. Ces derniers temps, on est en pleine crise électorale. Il y a des manifestations, des morts, des émeutes, bref ce n’est pas la bonne situation pour profiter du pays. Il y a plusieurs années en arrière, à cause des manifestations, le lycée nous a évacué mais on était bloqués dans les émeutes avec des émeutiers, des personnes armées qui voulaient nous tuer. Le pays est en trouble à chaque période d’élections. En dehors de ces périodes, depuis le tremblement de terre, cela va mieux (le tremblement de terre est survenu le 12 janvier 2010, NDLR). La police haïtienne a eu de l’aide venant de la communauté internationale, dont le Canada, les Etats-Unis, la France… Avant c’était le bordel, en 2004-2005 il y avait des kidnappings et des meurtres tous les jours. Grâce à l’aide internationale, ça s’est beaucoup calmé, on peut aller dans Pétion-ville sans crainte, ça va beaucoup mieux.

Pourquoi avoir choisi la France pour les études malgré la proximité de la Colombie et des Etats-Unis ?

Depuis le primaire, j’étais dans une école française rattachée à l’ambassade de France, l’école Alexandre Dumas. Cette institution regroupe l’enseignement primaire et secondaire. Au lycée, les professeurs poussaient les élèves à partir étudier en France et, malgré mon hésitation à vouloir aller étudier en Colombie, j’ai finalement choisi de partir en France profitant de la bonne réputation de mon école. De plus, grâce à mes études au lycée Alexandre Dumas, le visa étudiant est beaucoup plus facile à obtenir afin de se rendre en France. Les études aux États-Unis sont totalement hors de prix !

Pourquoi Montpellier ?

Passionnée par le graphisme, je me suis dirigée vers la licence information et communication de Paul Valéry à Montpellier. J’avais déjà repéré cette faculté avant de me lancer. Je devais choisir entre Toulouse, Avignon et Montpellier et c’est cette dernière ville qui l’a remporté de par sa proximité de la plage et de par son climat méditerranéen, étant donné que je suis une fille des îles.

Parle-moi de tes démarches administratives.

Une fois arrivée au pays, c’est le parcours du combattant concernant l’administration, désolée de le dire, mais vous aimez vous compliquer la vie. Mon seul repère fut ma sœur qui était déjà sur le territoire, elle faisait des études à Toulouse alors je n’avais qu’à imiter ses procédures administratives afin de m’en sortir. Le premier obstacle fut la préfecture de Montpellier. La première année il faut passer une visite médicale afin d’obtenir une vignette qui fera office de titre de séjour d’une durée d’un an. Concernant la Caisse des Allocations Familiales, ce n’était pas évident non plus étant donné que c’est tout à fait différent d’une région à l’autre, ma sœur ne pouvait pas m’aider. Mais le plus gros obstacle fut l’administration de Paul Valéry, j’ai perdu presque un mois de cours. Je n’étais pas du tout au courant du fonctionnement de l’Université et étant arrivée début septembre je n’ai pu avoir un rendez-vous pour l’inscription universitaire que le 25 septembre. Dans ma tête, pas d’inscription voulait dire pas de cours, ça me semblait logique… j’ai dû faire du forcing pour trouver des TD qui voulaient bien m’accepter. Concernant mon logement, ma sœur avait déjà fait toutes les démarches : quand je suis arrivée, j’avais déjà un appartement meublé. Je n’ai jamais eu de problèmes concernant ma recherche d’appartement, j’ai toujours eu de la chance avec les propriétaires.

Comment se passe ta vie à Montpellier ?

Je me suis rapidement adaptée à la vie à Montpellier, c’est excitant, une nouvelle vie presque ! D’un point de vue émotionnel c’est un peu dur quand même, mon pays me manque atrocement et c’est la première fois que je passe autant de temps loin de ma famille. Je pense que cela explique le fait qu’après même pas trois mois j’ai adopté un chat…

Des ambitions pour plus tard ?

Je compte continuer mes études à Paul-Valéry, notamment en master en communication numérique et organisationnelle. J’aimerai faire une école de photo, cela dépendra de ma situation future. J’aimerais bien essayer d’entrer en Colombie mais pas forcément pour mes études.

Selon toi, la France est-elle un bon pays pour y étudier et y vivre ?

Oui. On est assez autonome ici comparé en Haïti. J’aime cette indépendance, ça me plaît. Il faut tout de même faire attention aux dépenses, je trouve que la vie est chère ici. Concernant les démarches administratives, il faut s’y prendre en avance. Je recommande ce pays à mes amis haïtiens, il y a une belle culture ici que l’on ne retrouve pas de l’autre côté de l’Atlantique. Pour Montpellier, il y a une grande diversité sociale, c’est intéressant de pouvoir rencontrer des gens différents et aussi des étrangers. J’aime Montpellier, c’est une super ville, il y a toujours quelque chose à visiter. Etant passionnée de photo, il y a toujours une photo à prendre dans les petites rues de cette ville. Je ne m’attendais pas à autant de pluie, j’ai l’habitude des pluies mais les vôtres sont extrêmes. Je ne suis pas déçue du climat, il ne fait pas extrêmement froid, on a de belles journées ensoleillées, ça me rappelle chez moi. Selon le temps, je reste chez moi, je regarde des séries, je travaille. Par contre, s’il fait beau, je vais me balader pour prendre des photos, déambuler dans les rues et faire les boutiques. Ici, je trouve des boutiques que je ne peux pas trouver dans mon pays ; par exemple, un magasin dédié au savon ou au thé, tu n’en trouveras pas chez moi.

Bref Montpellier c’est une ville super où vivre et rencontrer des gens super !

 

Sathapana Chawananon, 20 ans, Thaïlande, Bangkok

carte-thailande

Crédits photo : Google images

Je m’appelle Sathapana Chawananon, j’ai 20 ans et je suis en DUT de Chimie à Montpellier. Je viens de Bangkok en Thaïlande. Je suis à Montpellier depuis le 2 septembre 2015.

WUM : Comment est la vie en Thaïlande ?

La vie est un peu trop dure, on a trop peu de temps, beaucoup d’embouteillages, beaucoup de travail, le climat est humide et chaud, je ne quitte pas ma climatisation. La vie en Thaïlande est beaucoup moins chère. Tout est facile, les restaurants et les magasins sont ouverts 24h/24, on peut prendre un taxi facilement.

Pourquoi avoir choisi la France comme destination pour tes études ?

Les gens sont très ouverts. Parmi mes choix, j’ai choisi la France car personne ne prenait ce pays, alors par curiosité, je l’ai pris. Puis j’aime bien cette langue, le français m’attire beaucoup.

Pourquoi avoir choisi Montpellier ?

J’ai eu le choix entre Strasbourg et Montpellier : Montpellier est la ville la plus attractive. L’an dernier j’étais au Mans afin d’y apprendre le français et il n’y avait pas beaucoup d’étudiants : le contraste est totalement différent avec Montpellier. Les gens ici sont plus ouverts, les sudistes sont plus généreux, j’adore l’accent du sud. Niveau climat c’est mieux, on a du soleil.

Parle-moi de tes démarches administratives

Concernant les démarches, je suis boursier. Le gouvernement aide beaucoup pour aller en France. J’ai été suivi, mais je trouve que l’administration est toujours lente : j’ai rencontré des difficultés niveau papier. L’administration française est compliquée.
La difficulté à la fac de science, c’est la communication ; le plus difficile, ce sont les questions lors des examens, certaines sont ambiguës, même mes camarades français ne comprennent pas certaines questions, comment puis-je les comprendre en étant étranger et en ayant quelques difficultés à comprendre le français ?
Pour le logement, il y a le système Compost France (équivalent du CROUS), je n’ai pas le choix, il me trouve un logement et je m’y installe. On est plusieurs dans ce cas-là.
Mon inscription ne s’est pas bien passée, il y a des problèmes qui ne sont toujours pas réglés : ma carte étudiante ne fonctionne pas, il y a des fautes d’orthographe concernant mon prénom sur les papiers officiels.

Comment se passe ta vie à Montpellier ?

Il pleut beaucoup à Montpellier et il ne neige pas beaucoup. Le tramway est souvent en retard, c’est dommage.
Montpellier n’est pas très différent de Bangkok, mis à part le climat. Cependant j’aimerais que tous les magasins soient ouvert 24h/24 même le dimanche, comme c’est le cas en Thaïlande.

Des ambitions pour plus tard ?

J’aimerais vivre à Montpellier plus tard, pour le moment je n’ai pas trop d’idées. Je voudrais rentrer à Bangkok cet été, mais là-bas, c’est la saison des pluies, ce n’est pas le moment idéal.
Après mon DUT, j’aimerais partir à Paris pour une école d’ingénieur. Tout ce dont j’ai besoin n’est pas très cher à Paris, il y a même un quartier asiatique.

Selon toi, la France est-il un bon pays pour y étudier, y vivre ?

Oui, la France est un bon pays pour étudier. Le conseil que je donnerai, c’est qu’on n’a pas de difficulté à trouver une place pour les études. Tout le monde peut avoir sa place dans l’université qu’il souhaite. En Thaïlande ce n’est pas pareil, lors de l’obtention de notre diplôme on est classé. Plus on est haut classé, plus on a de chance d’être accepté dans n’importe quelle université. Je trouve que le système d’éducation ici est bien préparé, ils ont commencé du facile au plus difficile, cette graduation me plaît bien. Les TD sont très utiles. Les professeurs sont gentils mais dans ma faculté, il y a des enseignants étrangers, du coup je ne comprends pas leur français, avec des accents quelquefois incompréhensibles. Les leçons ça va, je lis les livres en anglais, ils sont gratuits. Les manuels français de chimie sont trop chers. Je ne regrette pas mon séjour, je peux découvrir ce nouveau pays. La seule chose que je regrette c’est l’anglais, cette langue est délaissée ici. J’ai une matière anglais en chimie mais c’est facile puis ce n’est pas assez pour moi.

Que fais-tu de ton temps libre ?

Je garde contact avec ma famille en Thaïlande par Skype. J’ai un frère, il ne vient pas en France car il n’aime pas cette langue qui est difficile à apprendre. Un conseil, si vous n’aimez pas le français, ne venez pas en France, il faut savoir le parler. Personnellement je n’ai pas eu de mal à apprendre le français, c’était même très rapide mais je ne cache pas que c’est un apprentissage difficile. Je n’ai pas visité entièrement la ville de Montpellier . Avec les cours de l’IUT, mon emploi du temps est très chargé. Comme temps libre, j’ai le dimanche mais tout est fermé, du coup ce n’est pas la peine.

 

Anna Diallo, 21 ans, Mali, Bamako

Mali

Crédits photo : Google images

Je m’appelle Anna Diallo, j’ai 21 ans, je suis malienne, étudiante en master 1 Communication Numérique et Organisation à l’Université Paul-Valéry UM3, et je vis à Montpellier.

WUM : Parle-moi du Mali, ton pays d’origine.

Alors je née à Bamako, dans la capitale du Mali. C’est un pays d’Afrique de l’ouest, mais nous on dit d’Afrique sahélienne : parce que la moitié du pays se trouve dans le désert du SAHARA.
D’un point de vue climatique et géographique, on est un pays enclavé, donc il n’y a que deux saisons : la saison chaude et la saison des pluies. Là-bas, la culture est beaucoup basée sur le social : la famille, les amis, les relations.

Pouvais-tu continuer tes études au Mali ? Pourquoi avoir quitté ton pays natal ?

Il était clairement possible pour moi de continuer mes études à Bamako, mais il faut savoir que le système éducatif au Mali à un niveau très bas, rien que dans la région d’Afrique de l’ouest et encore plus au niveau mondial. J’ai fait toute ma scolarité au lycée français et ça aurait été pour moi un « gaspillage » de toutes ces années passées dans le système français qui d’ailleurs coûte très chère ici : 2 millions de fcfa l’année (environ 3.000 euros).

J’imagine que le fait que tu aies fais tes études au lycée français a été déterminant sur le choix de ta destination pour étudier à l’étranger, c’est à dire en France.

Oui on peut dire ça, au départ il était prévu que j’aille au Canada (un choix de mes parents), mais je n’étais encore jamais allée en France alors j’avais envie de vivre cette expérience même si c’était pour un an ou deux.

Comment t’es-tu retrouvée à Montpellier ?

C’est complètement du hasard : lors de mes vœux sur Admission Post-Bac j’avais demandé à aller à Bordeaux ou Lyon, parce que je connaissais du monde là-bas, et j’ai ajouté Montpellier en troisième choix. En plus, j’avais demandé architecture pour les deux premiers et j’ai été accepté qu’à Montpellier en communication.

Comment est ta vie dans notre ville ?

Ça fait 4 ans maintenant, depuis septembre 2012 en fait. Elle est mouvementée, j’ai une vie ici qui n’a vraiment rien à voir avec celle au Mali. Là-bas, je dépends toujours de quelqu’un et ici je suis complètement autonome et libre de faire ce que je veux. Comme tous les étudiants je fais beaucoup la fête j’ai beaucoup d’amis (un groupe différent tous les ans presque) …  Je n’hésite pas à changer d’appartement quand je ne m’y plais pas quelque part… Mais ce n’est pas toujours rose, il y a la liberté c’est sûr mais il y a aussi les difficultés financières et surtout le manque de la famille, il m’est arrivé de pas les voir pendant plus de trois ans.

Les gens ici sont très agréables pour la plupart, mais j’ai la sensation de ne pas connaitre beaucoup de « vrais » montpelliérains… C’est une ville très étudiante, mais en tout cas, tous ceux que j’ai eu la chance de rencontrer sont très gentils et ouverts.

C’était facile pour toi d’entrer et séjourner en France ? Le fait que tu étais dans un lycée français t’a beaucoup aidé ?

Oui carrément, en fait on refuse rarement, voire jamais, le visa étudiant à ceux qui ont obtenus un bac français. Du coup ça m’a très certainement aidé. L’entrée était facile, même si c’est très fastidieux niveau administration (beaucoup de démarches, de papiers à fournir etc.), et pour y séjourner, les règles sont assez claires et tant qu’on les respecte (délais, tarifs, document à fournir, etc.), ça se passe bien la plupart du temps.

Concernant l’inscription à la faculté Paul-Valéry, je suis arrivée en France sans y être inscrite donc ça a été un peu compliqué parce qu’à Paul-Valéry, il n’y a qu’un seul petit service qui gère tous les étrangers qui arrivent, les rendez-vous sont compliqués à avoir et les délais sont courts. Du coup, c’est la course et il y a pas mal de pressions.

Comment s’est passé ton hébergement dès ton arrivée ?

Au départ j’ai été hébergée par la fille d’un ami de mon père, pendant environ deux mois, du coup j’ai eu le temps de chercher tranquillement un appartement. Ça n’a pas été très difficile : mon premier appart, je me suis installée dedans le jour même où je suis allée le visiter.

Qu’est ce qu’il y a à Montpellier que tu ne retrouves pas à Bamako ?

Beaucoup de choses, en fait on peut comparer les deux juste comme ça. Déjà je vais te dire ce que je n’aime pas à Bamako, il y a une très grande différence de développement. Mais si je devais faire uns liste, je commencerais par la poussière : comme je te l’ai dit on est proche du Sahara du coup il y a vraiment beaucoup de poussière ici (et elle est rouge en plus). Internet à Bamako c’est horrible, si tu savais combien on paie pour au final un débit qui ne vaut rien, c’est consternant. Concernant Montpellier, j’aime les transports en commun et la circulation en général. Au Mali il n’y a pas de tram, même pour le train : il n’y a qu’un qui marche à peine. Après on peut aussi citer les cinémas, les bars (il y en a Bamako mais j’y vais pas parce qu’il n’y a que des gens mal recommandés qui y traînent), les restaurants abordables et propres etc..

Mais bon, au Mali, il y a des manguiers sur lesquels on peut cueillir directement les mangues dans la rue ; des tailleurs qui te font des vêtements sur mesure pour quasiment rien du tout, des voisins chez qui on peut rentrer quand on veut pour emprunter leur voiture et leur moto (ou n’importe quoi d’autre) sans qu’ils te posent de questions. Pour revenir sur les manguiers il y a pas que ça d’ailleurs : on y trouve des orangers aussi.

Comment vois-tu ton avenir dans un futur proche ?

Je voudrais clairement voir d’autres villes, mais pas en France je pense. Il faut savoir que je suis en couple en ce moment et qu’on a pas mal de projets, on aimerait par exemple aller faire un tour au Québec ou en Nouvelle Zélande.

Tous ce que je sais c’est que je n’ai pas très envie de rentrer au Mali pour m’y installer.

WUM remercie Noemi, Sathapana et Anna et leur souhaite toute la réussite pour leurs études !

2 Réponses

  1. marine

    je trouves ça un peu bas d’avoir copié le concept d’interview étudiants étranger basés sur Montpel, à la base je le vois sur Montpellier city crunch et là c’est la même chose… :/ encore si c’était pas copié à la question près mais là…

    Répondre
    • Sylvain.T.Arnaudo

      Chère lectrice,

      Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour vos lecture et commentaire de l’article.

      Nos confrères Montpellier city Crunch s’intéressent effectivement aussi aux étudiants étrangers, cependant j’ai voulu utiliser ma touche personnelle en m’intéressant à la vie des étudiants dans leur pays d’origine et leur envie de venir étudier dans la ville de Montpellier. Montpellier City Crunch quant à eux s’intéressent plus particulièrement aux loisirs et sorties des étudiants étrangers dans notre ville.

      Le sujet des étudiants étrangers est certes très prisé, mais la diversité du point de vue que pose chaque rédacteur est unique et contribue à la subjectivité du journalisme. Bref, c’est génial !

      Cordialement.

      Répondre

Laisser un commentaire