Si vous voulez vous la « péter » en société, ou même passer pour un vrai cinéphile pendant vos soirées entre amis, voici ce qu’il vous faut : la liste du top 50 des films à avoir vu dans votre vie afin de briller en société…

Chaque semaine, découvrez un film de mon Top 50.

48ème:

The Mask (/ Le masque)

Accroche film 48eme top 50

Crédit « Allociné »

  • Acteurs : Jim Carrey, Cameron Diaz, Peter Greene (acteurs principaux)
  • Genres : Fantastique / Comédie / Action
  • Nationalité : Américain
  • Date de sortie : 26 octobre 1994
  • Durée : 100mn

Synopsis:

Stanley Ipkiss, modeste employé de banque, passionné par l’univers de Tex Avery, trouve un masque ancien aux pouvoirs surnaturels. Il est néanmoins partagé entre devenir cette créature verte sûre d’elle ou rester le timide Stanley Ipkiss, incapable d’aborder la magnifique chanteuse de cabaret Tina Carlyle.

Crédit « Allociné »


Note du film : 7/10

Mon avis :

Bienvenue à Edge City, laissez-moi vous conter l’histoire de Stanley Ipkiss, l’homme qui lors d’une nuit pluvieuse, verra son destin changer après la découverte fortuite… d’un masque. Employé dans une banque de la ville, Stanley est « le chic type » par excellence, le bon copain, celui sur qui on peut toujours compter, à tel point que son entourage abuse de sa gentillesse, mais peu l’importe. Célibataire, il n’a que pour seuls amis que son fidèle compagnon canin Milo et sa collection de pyjamas. Stanley n’est pas de ceux dont le bagou et l’assurance font de lui quelqu’un que l’on respecte. Un jour, son collègue et ami Charly, lui propose une virée nocturne au Coco Bongo Club, boîte de nuit à la mode où Stanley espère peut-être rencontrer l’âme soeur. Manque de chance, sa voiture est en rade, les garagistes abusent gentiment de lui et lui refourguent le pire véhicule qui soit, plus communément appelé « Le Monstre ». Il se fera par la suite gentiment recalé à l’entrée de la boîte et humilié bien comme il se doit devant la plus jolie fille de la ville, miss Tina Carlyle, fille rencontrée le jour même, dans la banque où travaille ce pauvre Stanley. C’est ensuite sous la pluie qu’il tombera finalement en panne alors qu’il rentrait chez lui. C’est à cet instant que tout va basculer. Alors que nous nous trouvions devant le parfait antihéros, pensant apercevoir quelqu’un qui se noyait, Stanley sauvera de l’eau non pas une personne, mais un masque, des plus banal à première vue. En trouvant ce masque Stanley se sauve d’une certaine manière de sa propre noyade, métaphore de son fiasco quotidien.

Stanley sera donc, et ce pour quelques nuits, Le Mask. Ce personnage au visage verdâtre n’est autre que l’alter ego de notre antihéros, entendez donc par-là, le héros de notre histoire. Pour reprendre ses propres mots : « Ces nouveaux pouvoirs vont faire de moi… un super héros ! Et je vais devenir le protecteur des innocents, le défenseur de la paix… mondiale ! ». Le masque donnera à Stanley la possibilité d’extérioriser ses sentiments les plus fous, de réaliser le moindre de ses désirs. Il sera de ceux à qui tout devient de possible, ceux qui ne connaissent pas les défaites. Personnage omnipotent, le Mask (appelé Big Head dans le comic-book) exhausse les moindres désirs de son porteur, révélant ainsi sa vraie nature et sa personnalité enfouie. Evidemment, notre héros est un amateur de cartoon, un romantique, un bon gars, il est donc tout à fait normal que son alter ego vert nous fasse passer de savoureux moments d’humour, un rôle sur mesure pour le facétieux Jim Carrey. A l’opposé, lorsque que le bad-guy du film, Dorian Tyrell, s’emparera du précieux masque, son alter ego sera des plus maléfique, sans foi ni loi, une brute de la première espèce. Le film repose ainsi essentiellement sur ça, une lutte du bien contre le mal, d’un antihéros propulsé par hasard sur le devant de la scène avec au beau milieu de ce savant mélange, une jeune et jolie fille qui fera chavirer les cœurs de plus d’un d’entre nous messieurs. La symbolique du masque et de sa mythologie sont brièvement abordées sans pour autant nous encombrer de détails inutiles. Les histoires les plus simples sont souvent les meilleures. Ajouter à cela une bonne dose de fantaisie « cartoonesque », un soupçon de romance, une pincée d’action dynamitée, une goutte de music-hall et vous obtiendrez une comédie réussie, hilarante et pleine de bons sentiments, portée par des acteurs irréprochables.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Chuck Russell nous livre ici un film d’une richesse monstre. Plus qu’une adaptation d’un comic-book, beaucoup moins violente que sa version papier s’adressant ainsi à un public plus large, The Mask est une comédie d’action, certes, mais c’est aussi un bel hommage à l’univers de Tex Avery servie par des effets spéciaux signés ILM absolument incroyables. Le résultat est tout simplement bluffant tant le support de base est en adéquation avec les moyens de l’époque. Mais le film ne repose pas uniquement sur son visuel, il jouit aussi de dialogues et de répliques cultes qui raviront aussi bien les puristes de la version originale que ceux de la version française. Je pense notamment à la scène romantique dans le parc de la décharge, qui dans sa version originale donne à Jim Carrey la possibilité de nous montrer le pouvoir envoûtant de « la séduction à la française », dialogues qui seront transposés en français dans une parodie du séducteur italien par le talentueux Emmanuel Curtil. Scène hilarante au demeurant qui sera suivi par un numéro de music-hall en plein boulevard dans lequel la musique entraînante de Cuban Pete (Sancho de Cuba en français), vous fera danser et chanter comme jamais.

The Mask est le film culte d’une génération mais pas uniquement. Un film intemporel à l’humour décapant qui ravira aussi bien les grands comme les petits. C’est le film qui a propulsé Jim Carrey sur le devant de la scène.

 

Crédit "Allociné"

Dans le prochain numéro du magazine « What’s Up Montpellier » vous découvrirez le 47ème film dans mon Top 50 : « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » ( R.Zemeckis )

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