Si vous voulez vous la « péter » en société, ou même passer pour un vrai cinéphile pendant vos soirées entre amis, voici ce qu’il vous faut : la liste du top 50 des films à avoir vu dans votre vie afin de briller en société…

Chaque semaine, découvrez un film de mon Top 50.

49ème:
The Road (/ La route)

• Réalisateur : John Hillcoat
• Acteurs : Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Guy Pearce (acteurs principaux)
• Genres : Science-Fiction / Drame
• Nationalité : Américain
• Date de sortie : 02 décembre 2009
• Durée : 119 mn

Affiche film

Crédit : Allociné

Synopsis:

Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qu’il s’est réellement passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d’un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. C’est dans ce décor d’apocalypse qu’un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d’objets hétéroclites – le peu qu’ils aient pu sauver et qu’ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes ; le danger guette. L’humanité est retournée vers la barbarie. Alors qu’ils suivent une ancienne autoroute menant vers l’océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but, ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

(Interdit aux moins de 12 ans)


Note du film : 8/10

Mon avis :

The Road était attendu au tournant de par son statut d’adaptation d’un des romans les plus importants des années 2000. L’attente est d’autant plus anxieuse que le best-seller, multi-récompensé, de Cormac MacCarthy, était entre les mains de John Hillcoat, cinéaste méconnu (3 films en plus de 20 ans, dont l’excellent et scandaleusement inédit, The Proposition). Les fans peuvent se relaxer : John Hillcoat semble avoir été l’homme de la situation. The Road sera l’un des événements majeurs de cette fin d’année cinématographique.

Photo film 2

Crédit : Allociné

En une petite heure quarante-cinq, on assiste à la naissance d’un (petit) classique, une œuvre forte et terriblement émouvante dont la maîtrise narrative laisse pantois d’admiration. Un tour de force tant les dérives de ce récit mettant en avant la traversée et survie d’un père et son jeune fils dans une Amérique post-apocalyptique, pouvaient être légions. Balayant constamment tout pathos, ne cherchant jamais à grossir le trait d’une situation déjà bien misérabiliste, ni à faire de l’esbroufe visuelle (les sublimes décors et l’histoire l’auraient pourtant permis), John Hillcoat choisit la voie royale pour toucher au cœur : la sobriété.

photo film 1

Crédit : Allociné

Conscient que le sujet et les situations sont suffisamment forts pour accaparer son public, le cinéaste s’évertue à ne jamais en rajouter et se concentre sur le drame humain qui se noue. Constamment à hauteur d’hommes, il fait la part belle à ses deux formidables comédiens principaux, les laissant créer une des plus magnifiques relations filiales vues sur un écran de cinéma. L’identification avec ce couple de désespérés dont l’espoir de survie réside uniquement dans leur amour et affection réciproques, est des plus aisées. On souffre avec eux, on est le compagnon invisible de ce voyage de plus en plus sombre. De rencontre en rencontre, souvent mémorables à l’image de celle avec un énorme Robert Duvall, la fusion s’opère et le film devient une expérience sensitive bouleversante.
Chaque image accroche alors la rétine. On se fait petit dans son fauteuil et plus la noirceur du récit envahit l’écran, plus on ressent cette immédiate nécessité de profiter de chaque instant qui passe. La vie est éphémère et l’amour est le meilleur des remèdes nous rappelle magistralement « The Road. Gorge nouée ! Splendide ! »

Vous avez dit « Splendide » ?! Tiens, ça me dit étrangement quelque chose… Et oui, vous avez bien raison, c’est une réplique du film que j’ai mis à la 48ème place de mon TOP 50.

Dans le prochain numéro du magazine « What’s Up Montpellier », vous découvrirez le 48ème film dans mon Top 50 : « The Mask » (de Chuck Russell-1994).

Accroche film 48eme top 50

Crédit : Allociné

A propos de l'auteur

Rédacteur rubrique Cinéma, Critiques Films Etudiant à l'université Paul Valéry, Montpellier 3

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