Le festival cinéma  de Montpellier, plus connu sous le nom de CINEMED, proposait cette année sa 37e édition. En tant qu’étudiante de cinéma à Paul Valéry, j’ai eu l’opportunité d’être bénévole et de faire partie de l’équipe.

LE CINEMED

En quoi consiste le rôle de bénévole dans ce festival ?

Dans mon cas, j’ai été ce que l’on appelle une hôtesse ; j’accueillais les gens qui allaient voir des films en prenant les billets et en les compostant. Cela paraissait très monotone, mais mon rôle ne s’arrêtait pas là ! En effet, malgré mes responsabilités, j’ai profité pleinement du festival en découvrant des films auxquels je n’aurais jamais pensé aller voir. Par exemple, je vous conseille d’aller voir le film italien de clôture : Latin Lover, de Cristina Comencini ; il raconte l’histoire d’une famille qui se retrouve après l’anniversaire de la mort de leur père, star du cinéma et coureur de jupons, ayant laissé bien des problèmes après son décès.

IMG_20151025_142001Tenue correcte exigée quand on est hôtesse !
Crédit : Françoise GARCIA

J’ai également assisté à des conférences de personnalités comme Tony Gatlif, ou encore Roschdy Zem qui nous parlait de sa dernière réalisation : Chocolat, avec Omar Sy. Ici, mon rôle consistait à distribuer les micros auprès des spectateurs qui avaient des questions à poser.
Pendant la semaine du CINEMED, des rétrospectives étaient proposées en fonction des invités avec notamment les films de Valeria Golino, actrice italienne qui s’est faite un nom dans le cinéma Américain, avec Rain Main de Barry Levinson ou The Indian Runner le premier film de Sean Penn. Ce qui m’a permise de redécouvrir des films sur grands écrans sortis il y a plus de 10 ans.

Grâce au fait d’être bénévole, j’ai eu l’occasion de voir des films en avant-première avec le long métrage d’Élie Wajeman, Les Anarchistes, suivi d’un débat avec ses deux acteurs principaux, Adèle Exarchopoulos et Tahar Rahim. Il s’agit d’un film simple, manquant de profondeur, ce qui le réduit à une histoire d’amour plate et des enjeux qui ne sont pas suffisamment exploités. J’ai également été agréablement surprise, avec Nous Trois ou Rien de Kheiron qui est bien géré niveau rythme, sans tomber dans le pathos et que je vous recommande. On suit l’histoire d’Hibat, contraint de quitter son pays à cause de ses idées politiques ; il trouve, avec sa famille, l’exil en France.

Du coup, on retient quoi du festival ?

J’ai eu la chance de participer à deux festivals en un mois et donc d’avoir deux visions différentes : l’une au festival de Lyon Lumière en tant que spectatrice et l’autre au CINEMED en tant qu’actrice. Ces deux expériences étaient très instructives et je ne regrette absolument pas d’avoir fait partie de l’aventure du festival du cinéma montpelliérain. Cela m’a permise d’en apprendre plus sur le plan professionnel, mais aussi sur le plan relationnel en rencontrant des personnes à l’écoute et des personnalités simples, avec une notoriété importante juste là pour faire partager leur savoir.

IMAGE Cinemed 02

Crédit : Le Facebook Officiel du Cinemed

Montpellier est une ville ouverte qui propose beaucoup de choses notamment sur la culture et, à mon sens, le CINEMED en fait parti. Si vous en avez l’occasion, allez jeter un œil à la 38e édition en 2016 !

Laisser un commentaire