Si vous voulez vous la « péter» en société, ou simplement passer pour un vrai cinéphile pendant vos soirées entre amis, voici ce qu’il vous faut : la liste du top 50 des films à avoir vu dans votre vie, afin de briller en société…
Chaque semaine, découvrez un film de mon Top 50.

50ème :
American Beauty (ou le rêve américain)

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Crédit : Senscritique

• Réalisateur : Sam Mendes
• Acteurs : Kevin Spacey, Annette Bening, Wes Bentley, Chris Cooper, Peter Gallagher
• Genre : Drame
• Nationalité : Américain
• Date de sortie : 02/02/2000
• Durée : 120mn

Drame bourgeois contemporain, American Beauty est une œuvre profondément engagée dans son époque, sur les plans humain, social et politique.

Synopsis: Une maison de rêve, un pavillon bourgeois discrètement cossu dissimulé dans une banlieue résidentielle : c’est ici que résident Lester Burnhamm, sa femme Carolyn et leur fille Jane. L’agitation du monde et sa violence semblent bien loin ici. Mais derrière cette respectable façade se tisse une étrange et grinçante tragi-comédie familiale dans laquelle désirs inavoués, frustrations et violences refoulées conduiront inexorablement un homme vers la mort.

 

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Crédit : Programme.tv

Note du film : 8/10

Mon avis : Lors de sa sortie, American Beauty reçut des critiques élogieuses de la part de la presse américaine, qui le considéra comme « le meilleur film de l’année 1999 » : une distribution impeccable, un excellent scénario, une réalisation soignée… tout le monde sembla unanime. Il en fut de même en France, bien que Sam Mendes ait considéré plusieurs articles comme faisant des « éloges excessives » de son travail. American Beauty fut par ailleurs un succès public et professionnel, recevant 14 récompenses, dont cinq Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario original et meilleure photographie). Si sa popularité ne s’est jamais démentie, c’est, sans aucun doute, parce que son réalisateur a fait preuve d’un puissant idéal, au même titre, peut-être, qu’un prix Nobel de littérature. L’histoire met en scène une famille de classe moyenne prisonnière de son quotidien. L’heureux couple que formaient, des années auparavant, Lester et Carolyn, s’est peu à peu laissé submerger par la routine : se lever, travailler pour gagner de l’argent, rentrer le soir à la maison, fatigué de sa journée, se coucher. Les tensions se font sentir. Le temps de quelques plans moyens, les conjoints s’observent mais ne s’écoutent pas, ne se comprennent pas, s’adonnent aux plaisirs du corps pour tromper leur ennui. Jane, adolescente sensible, ne peut qu’assister, impuissante, aux disputes de ses parents, cependant que Ricky Fitts, le fils des nouveaux voisins, filme des morceaux de vie en tout genre : un oiseau mort ou bien un sac plastique dansant dans le vent, au milieu des feuilles d’automne, « parce que c’est beau », il en est persuadé.

Mais dans une société dans laquelle l’argent fait des ravages, l’appât du gain nous détruit, et le paraître nous déshumanise, nous nous se moquons des idéalistes, des gens qui rêvent. Nous les méprisons, les sermonnons, en leur disant que le monde est laid, qu’il est triste, qu’on ne peut faire confiance à personne, et nous les tabassons un bon coup pour être sûr qu’ils ont retenu la leçon.

Voilà à quoi semble réduite l’existence des personnages, dont les répliques incisives et percutantes, les longs silences et les gestes très lents révèlent toute la puissance dramatique du film. On comprend dès lors que si le monde est laid, c’est parce que nous le voulons bien, sans voir ce qu’il y a de beau en lui, ni chercher à le rendre meilleur.

L’homme est-il mauvais par nature ? Possible, auquel cas il a bâti une société à son image, une image que Mendes veut combattre dans cette œuvre qui se révèle profondément humaniste, ramenant l’Homme à son état naturel d’être parmi les êtres. Et quand arrive le générique de fin, tous ceux qui ont vu American Beauty, ne peuvent que s’indigner.

Dans le prochain numéro du magazine « What’s Up Montpellier », vous découvrirez le 49eme film dans mon Top 50 : « LA ROUTE » (de John Hillcoat)

La route

Crédit : Senscritique

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