Un film mythique, une angoisse qui monte, un court métrage à la fois hommage et puissant : Danny’s Dream de Bertrand Benoît.

Un mythe de l’horreur

1980, sortie de Shining. Kubrick s’essaie encore à un nouveau genre avec ce film : l’horreur. Plus que s’y essayer, il va le marquer, l’ancrer et le sublimer.
Ce film va créer des mythes. Le mythe d’une figure de l’horreur, de Johnny, devenu fou dans cette maison hantée, le symbole du Redrum qui fait écho dans la culture populaire encore aujourd’hui. Mais le film, au-delà de sa dimension de récit, sera entouré par beaucoup de mystères concernant le tournage. Un nombre incommensurable de théories ont alors été développées autour du film concernant la signification du lieu de tournage, des symboles, du pull de Danny… D’ailleurs, sur le sujet, je ne peux que vous conseiller Room 237, un documentaire où la parole est donnée à plusieurs fans dont les théories et analyses ont fait du bruit.

De quoi rêve Danny ?

C’est au début de l’année 2015 que Bertrand Benoît alias BB3viz poste Danny’s Dream. Cet artiste 3D reconstitue ainsi les lieux et scènes emblématiques de Shining pour questionner les rêves de Danny. Comment l’horreur se développe-t-elle dans son imaginaire et donc dans celui du spectateur ? Cet hôtel si angoissant est-il vivant ?
Réalisé sur le principe de variations, Benoît reconstruit des scènes pour les modifier afin d’y injecter le filtre de l’onirique, de l’imaginaire. Seulement, cette bande son grésillante, ce mouvement de caméra qui avance lentement et profondément nous donne l’impression d’un vagabondage dans un esprit torturé dont on ne peut sortir.
A la fois un hommage à Shining mais aussi à l’oeuvre entière de Kubrick, ce court métrage est extrêmement bien réalisé artistiquement. Bertrand Benoît arrive à décupler l’angoisse, ne montrant que subtilement et non frontalement l’horreur qui se dissimule partout.

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